Le capitalisme de la surveillance?

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Aujourd’hui, je veux juste partager avec vous cet article très intéressant du Framablog: Google, nouvel avatar du capitalisme, celui de la surveillance.

Et vu que je suis plutôt de bonne humeur, je vous en mets quelques extraits qui me paraissent pertinents en regard de mes intérêt à la réflexion sur nos habitudes informatiques, surtout liée aux données personnelles, et à la conscience de ce qui nous entourent.

J’en avais déjà un peu parlé sur cuk.ch:

 

Bon, alors cet article, traduit par l’équipe des Framalangs (groupes de traducteurs de Framasoft), a été écrit par Soshanna Zuboff, professeur émerite à Charles Edward Wilson, à la Harvard Business School.

Elle y décrit le glissement du capitalisme qui est en train de perdre ses habitudes: « son idée même d’un produit efficace, abordable et fonctionnel qui puisse suffire aux échanges commerciaux est en train de mourir. »

L’avènement de Google marque plutôt le « capitalisme de la surveillance », basé sur la récolte des informations comportementales de chacuns des gestes. L’on croit que Google doit sa réussite à sa manière de vendre de la publicitié, mais c’est bien plus que cela. Elle donne plusieurs autres exemples d’entreprises tentant de s’engouffrer dans ce nouveau créneau.

Au final, ces entreprises tentent à devenir prédictive grâce à l’accumulation des données. In fine, cela peut leur permettre d’orienter les comportements des clients, de manière massive. Cela repose la question centrale de la neutralité du net! Si les outils que nous utilisons sont capables d’orienter nos habitudes, où est la liberté?

 

Les impératifs du capitalisme de surveillance impliquent qu’il faudra toujours plus de surplus comportemental pour que Google et d’autres les transforment en actifs de surveillance, les maîtrisent comme autant de prédictions, pour les vendre dans les marchés exclusifs du futur comportement et les transformer en capital. Chez Google et sa nouvelle société holding appelée Alphabet, par exemple, chaque opération et investissement vise à accroître la récolte de surplus du comportement des personnes, des organismes, de choses, de processus et de lieux à la fois dans le monde virtuel et dans le monde réel. Voilà comment un jour de soixante-sept heures se lève et obscurcit un ciel d’émeraude. Il faudra rien moins qu’une révolte sociale pour révoquer le consensus général à des pratiques visant à la dépossession du comportement et pour contester la prétention du capitalisme de surveillance à énoncer les données du destin.

 

Elle émet à la fin des pistes pour faire face à ce constat. Seulement, ce capitalisme étant neuf, et surtout, ne pouvant accepter la critique, elle ne peuvent concevoir de perdre l’accès à ces données, ce qui équivalerait à un suicide si elles acceptaient.

 

Quel est le nouveau vaccin ? Nous devons ré-imaginer comment intervenir dans les mécanismes spécifiques qui produisent les bénéfices de la surveillance et, ce faisant, réaffirmer la primauté de l’ordre libéral dans le projet capitaliste du XXIe siècle. Dans le cadre de ce défi, nous devons être conscients du fait que contester Google, ou tout autre capitaliste de surveillance pour des raisons de monopole est une solution du XXe siècle à un problème du 20e siècle qui, tout en restant d’une importance vitale, ne perturbe pas nécessairement l’équation commerciale du capitalisme de surveillance. Nous avons besoin de nouvelles interventions qui interrompent, interdisent ou réglementent : 1) la capture initiale du surplus du comportement, 2) l’utilisation du surplus du comportement comme matière première gratuite, 3) des concentrations excessives et exclusives des nouveaux moyens de production, 4) la fabrication de produits de prévision, 5) la vente de produits de prévision, 6) l’utilisation des produits de prévision par des tiers pour des opérations de modification, d’influence et de contrôle, et 5) la monétisation des résultats de ces opérations.

 

Au final, je souscrits à sa conclusion:

 

C’est donc ainsi pour moi et peut-être pour vous : les faits bruts du capitalisme de surveillance suscitent nécessairement mon indignation parce qu’ils rabaissent la dignité humaine.

Ensuite, elle dit que le changement viendra des savants, journalistes et élus. A mon sens, pas seulement. Le changement ne peut venir que de toutes et tous. L’éducation aux nouvelles technologies est donc essentielle. Et pas uniquement sous l’angle technique, mais surtout sous l’angle de l’usage. Dans chaque domaine technique, on y apprend des gestes, mais également des éléments de sécurités. Il en est de même pour internet. Et pour l’instant, je trouve qu’il manque cruellement de regard critique dans les formations proposées, autant pour les enfants que pour les adultes.

Pour être un peu provocateur, il faudrait passer un permis d’internet théorique, selon le même principe que le code de la route! Mais heureusement, des initiatives existent.

Comme par exemple:

Le Guide des aventuriers d’Internet

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Pour information, on en trouve pour Frs 5.- à Pôle Sud, sur mon lieu de travail. Le prix correspond uniquement aux frais d’impression.

 

Sources: 

Framablog

Centre d’études sur la Citoyenneté, l’Informatisation et les Libertés

 


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2 commentaires

  1. Je te cite : « Au final, ces entreprises tentent à devenir prédictive grâce à l’accumulation des données. »

    Il me semble avoir écrit sur le sujet. C’est par ici :

    Le Numérique va-t-il tuer la Démocratie ? – 19 avril 2016

    On est mal !

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